Article paru dans Sud-Ouest le 1/07/2022

Article paru dans Sud-Ouest le 1/07/2022

FNCC : les Syndicats de traitement des déchets en état d'alerte

Caupenne : les syndicats de traitements des déchets en état d’alerte

La Fédération nationale des collectivités de compostage (FNCC) a tenu son conseil d’administration, jeudi 30 juin à Gaujacq. Cette Fédération ne compte pas moins de 23 collectivités adhérentes dont Le Syndicat intercommunal de traitement et d’enlèvement des ordures ménagères (Sietom) de Chalosse ainsi que celui (Sictom) du Marsan. « Nous avons pu découvrir les sites de traitement des déchets à Caupenne. Ils sont fort bien entretenus », s’est félicité Damien Grasset, président de la FNCC. « Les habitants peuvent avoir toute confiance en leurs élus et agents. Avant de prendre des décisions, nous avons besoin de rencontrer les gens de terrain ».

Des élus qui vont devoir se retrousser les manches pour résister aux conséquences de la loi anti gaspillage (AGEC) dont l’entrée en vigueur pourrait bien bouleverser la procédure de traitement des déchets. Ce fut le principal point abordé lors de ce conseil d’administration délocalisé. « Notre préoccupation, c’est la défense de la filière à cause d’une réglementation beaucoup plus stricte. Cette loi fixe des objectifs inatteignables en termes de collecte de déchets. » insiste Vincent Véron, délégué général de la FNCC

Vote d’une motion

L’État souhaite en effet une collecte à la source des biodéchets, directement chez l’habitant, « alors que nous possédons des outils appropriés qui séparent les biodéchets des ordures ménagères. » rappelle Christine Fournadet, la présidente du Sietom de Chalosse. Sauf que l’État considère que le compost serait de meilleure qualité. « C’est une parfaite méconnaissance du terrain », plaide Christine Fournadet. « En 2019, nous avons été la première collectivité à être labellisée pour notre compost. Un produit qui est valorisé par le secteur agricole, puisque utilisé comme matière organique. ».

Lors de ce conseil d’administration, la FNCC et ses adhérents ont donc voté une motion qui sera adressée aux ministères de l’Agriculture et de l’Environnement ainsi qu’aux parlementaires, nouvellement élus. « L’objectif est de rediscuter la réglementation qui nous pénalise en matière de produits de traitement. C’est en quelque sorte la défense du monde rural », conclut Christine Fournadet. Affaire à suivre…

 Par Bertrand Lucq - Sud-Ouest