Historique

Historique

Le Syndicat Intercommunal d’Enlèvement et de Traitement des Ordures Ménagères de Chalosse a vu le jour le 16 février 1976, sous la forme d’un Syndicat d’étude puis de réalisation. La vocation de ce Syndicat s’inscrit dans la volonté de prendre en compte la problématique des déchets ménagers issus de petites communes rurales de Chalosse.

L’initiative de création correspond à la mise en conformité avec la loi 75-663 du 15 juillet 1975 sur la collecte et le traitement des déchets ménagers.

Première unité de traitement et de stockage : Usine des "Bitumières" à Bastennes

Quelques dates 

  • 1976 : Création d'un Syndicat d'étude
  • 1978 : Semestre expérimental
  • 1979 : Création du Syndicat implanté sur le site de Bituminières à Bastennes
  • 1986 : Mise en place de la collecte des emballages en verre

La création d’un site intercommunal de traitement et de stockage des ordures ménagères, après étude, est décidée sur le site dit des « Bituminières » à Bastennes. La première usine de traitement comprend une fosse, un broyeur à déchets, un casier de stockage ainsi qu’un bureau et des garages. Le coût de création de l’usine représente un montant de 228 674 €. Les premières collectes démarrent le 1er juillet 1978, avec 7 employés et 2 camions de collecte.

A l’issu d’un semestre expérimental, le Syndicat est validé le 1er janvier 1979. Les statuts votés définissent les compétences : « Ce Syndicat a pour objet la collecte et le traitement des ordures ménagères dans les communes comprises dans le périmètre du regroupement » (1). Après étude, le bureau du Syndicat décide qu’il sera géré en régie directe.

En 1979, le SIETOM de Chalosse regroupe 30 communes (23 784 habitants) avec un budget annuel de fonctionnement de 182 939 € (prix d’adhésion de 6,70 €/habitant). En 1979, ce sont 3.266 tonnes d’ordures ménagères qui sont collectées soit 137 kg/an/habitant.

L’unité de Bastennes fonctionne pendant 10 ans. La fermeture de ce site de stockage intervient lorsque se pose le problème de l’extension du casier de stockage. La configuration du site amène le Syndicat à implanter une nouvelle unité de traitement et de stockage sur un autre site. Cette décision est d’autant plus motivée que le Syndicat intéresse de nouvelles communes qui, au fur et à mesure, adhèrent au regroupement. Les capacités de stockage des déchets doivent donc elles aussi être augmentées.

Le 31 décembre 1987, le SIETOM de Chalosse regroupe 61 communes (35 331 habitants) avec un budget annuel de fonctionnement de 472 592 € (prix d’adhésion de 11,9 €/habitant). En 1987, 6.583 tonnes d’ordures ménagères sont collectées soit 183 kg/an/habitant.

Deuxième unité de traitement et de stockage : Usine des "Partenses" à Caupenne

Quelques dates 

  • 1990 : Implantation des installations sur le site des Partenses à Caupenne
  • 1994 : Création d'un réseau de déchetteries
  • 1999 : Mise en place de la collecte sélective des emballages ménagers
  • 2003 : Création de nouveaux équipements sur le site des Partenses (bureaux, garages)
  • 2004 : Développement d'une sensibilisation au compostage individuel
  • 2005 : Ouverture du C.S.D.M.A
  • 2009 : Collecte des piles et des DASRI
  • 2010 : Collecte des textiles
  • 2011 : Mise en service de l'Unité de Valorisation Organique (UVO)
  • 2011 : Lancement du Programme local de Prévention des déchets
  • 2012 : Conteneurisation du territoire et modification des tournées de collecte OM
  • 2012 : Certification ISO 14001 du centre de stockage
  • 2013 à 2015 : Tranche de travaux sur le CSDMA et création d’une nouvelle lagune de stockage des lixiviats
  • 2014 à 2018 : Mise en place de bennes dans les déchetteries pour la collecte du mobilier
  • 2015 à 2018 : Mise en place de caissons réemploi dans les déchetterie dans le cadre d'un partenariat avec Landes Partage
  • 2015 : Renouvellement de la certification ISO 14001
  • 2016 : Collecte des radiographies dans les déchetteries
  • 2017 à 2018 : Densification du nombre de points tri sur un demi périmètre
  • 2017 : Nouvelle tranche de travaux sur le CSDMA et valorisation du biogaz avec la création d’une unité de valorisation thermique
  • 2018 à 2020 : Élargissement du champ de la norme ISO 14001 sur l'UVO, les collectes et les déchetteries
  • 2018 : Lancement d’un Programme local de prévention des déchets ménagers et assimilés et du projet REVOLVER
  • 2019 : 1ère collectivité en France à obtenir la labellisation TERROM du compost issu de son UVO
  • 2020 à 2021 : Densification du nombre de points tri sur l'autre demi périmètre

Le nouveau site nécessite l’acquisition de 17 hectares de terrain pour accueillir les locaux, garages, usine et surtout les casiers de stockage. Le procédé de broyage et compostage est choisi comme procédé de traitement. Outre une fosse et un broyeur, l’amélioration du traitement des déchets sur cette usine repose sur une unité de compostage pour valoriser une partie des déchets collectés (matière fermentescible) vers une filière d’épandage agricole. Le coût d’investissement s’élève à 1 372 041 €. Par la suite, des améliorations techniques permettent d’affiner la qualité du compost produit ainsi que d’extraire certains déchets valorisables : un overband magnétique afin de récupérer les matières ferreuses, une soufflerie pour nettoyer le compost de plastiques et débris de verre et une presse à balles pour réduire au maximum le volume des déchets à enfouir.

L’unité est opérationnelle en 1990, le SIETOM de Chalosse regroupe alors 107 communes (53.000 habitants) avec un budget annuel de fonctionnement de 807 980 € (prix d’adhésion de 13,11 €/habitant).

Le premier casier de stockage (surface de 2,25 ha) est fermé en 1999 et un nouveau casier d’une superficie d’un hectare est mis en exploitation pour une durée de vie approximative de 5 à 6 ans en raison de l’évolution croissante des déchets, de l’adhésion de nouvelles communes et de l’apport de déchets d’autres syndicats landais.

En 2003, le site de Caupenne connaît d’importantes transformations sur le plan des bâtiments et des infrastructures. Il est restructuré afin d’adapter les équipements à l’activité, aux employés et au matériel. Le programme des travaux comprend : la voirie, les réseaux, la séparation des eaux, le bâtiment administratif et les locaux du personnel, les garages, le bâtiment de tri, les logettes et aires à matériaux valorisables, la déchetterie à quai, un pont bascule avec contrôle systématique des pesées et contrôle radioactif, une station de carburant et une aire de lavage. L’investissement s’élève à 2 millions €.

En 2005, après enquête publique et arrêté préfectoral d’autorisation d’exploitation, le SIETOM de Chalosse engage un projet d’un nouveau centre d’enfouissement de classe II (C.S.D.M.A)(2). Suite à des acquisitions foncières de parcelles riveraines, le périmètre du site s’étend désormais à 30 ha. Le nouveau centre exploitable en 2005, représente une capacité de stockage de 8 ha de déchets ultimes pour une durée de vie de 16 ans. Il reçoit les refus de compostage et le TVD du SIETOM de Chalosse ainsi que des apports de clients extérieurs. Les eaux résultant du centre de stockage (lixiviats) sont traitées dans une installation spécifique permettant un rejet qualitatif dans le milieu naturel.

En 2011, la mise en route de l'Unité de Valorisation Organique (UVO) va venir modifier le traitement des Ordures Ménagères Résiduelles (OMR) utilisé jusqu'à présent. La première unité de broyage/compostage va être remplacé par un tri-mécano biologique qui va permettre d'obtenir un compost labellisé et de réduire le volume de déchets enfouis. Le montant de l'investissement s'élève à 14 000 000 €HT.

En 2012, le SIETOM est certifié ISO 14001 pour son activité d’enfouissement des déchets et de traitement des rejets, le syndicat confirme ainsi sa position d’acteur responsable dans le paysage départemental des déchets et compte bien jouer un rôle majeur dans les années futures dans la protection de l’environnement. Cette certification garantie une bonne exploitation du centre de stockage et un traitement efficace des rejets. Depuis, le SIETOM a élargit le champ de la certification sur l'UVO en 2018, les collectes en 2019 et les déchetteries en 2020. En 2019, le SIETOM a été la première collectivité en France a recevoir le Label TERROM qui garantit aux utilisateurs que le compost produit répond à un niveau de qualité défini qui a été obtenu par des procédés stables et contrôlés.

En 2017, CITEO a proposé un projet de partenariat au SIETOM comme collectivité « vitrine » afin de mettre en avant le mode de collecte sélective et la séparation des flux pratiqués au SIETOM. Pour promouvoir ce dispositif de  collecte, CITEO a apporté un soutien financier permettant de créer 45 nouveaux points-tri, entre 2017 et 2018, sur les Communautés de communes Chalosse Tursan et Pays Tarusate afin d’atteindre la densité de 1 point pour 250 habitants. Cette densification s’est accompagnée d'une campagne de sensibilisation en porte à porte auprès des communes sur lesquelles sont implantés les nouveaux points-tri et sur celles autour ayant des performances de tri en dessous de la moyenne du SIETOM. Suite à cette 1ère phase de densification, le SIETOM va s’engager dans une 2ème phase sur la seconde partie de son territoire à savoir les Communautés de communes Coteaux et Vallées des Luys, Terres de Chalosse et Pays d’Orthe et Arrigans. 34 points tri supplémentaires permettront de passer d’une densité d'1 point tri pour 322 habitants à 1 point tri pour 250 habitants sur ce périmètre, soit de manière identique au 1er secteur densifié.

(1) extrait du registre des délibérations du SIETOM de Chalosse, article 2 de l’arrêté du 11 février 1976.
(2) C.S.D.M.A : centre de stockage des déchets ménagers et assimilés

usine de bastennes
usine de caupenne
Vue extérieure 2
     Usine de Bastennes
1ère usine de Caupennne
UVO de Caupenne